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CINEMADNESS suite...
Le Festival CineMadness se poursuit au Brady à Paris ( et dans d'autres salles en province ). Rattrapages possibles donc pour le film PETITS SUICIDES ENTRE AMIS ( VOIR CRITIQUE EN LIEN ) avec les excellents Patrick Fugit, Shannyn Sossamon, Shea Whigham ( déjà remarqué dans le remake de BAD LIEUTENANT ) ou surtout le mythique Tom Waits. A ne pas manquer pour découvrir un auteur à suivre. A voir aussi : DONKEY PUNCH et ses jeunes qui se font beaucoup de mal les uns aux autres et GRACE autour de la relation forte entre une femme et son étrange bébé. A éviter plutôt : CONFESSION D'UN CANNIBALE, décevant malgré un sujet et un parti-pris ( observer un acte horrible avec un regard étonnamment bienveillant ) potentiellement intéressants.
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- Date 13/08/2010
News de : leduffpascal@CP
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A l'assaut de Fort Clark 
D’aucuns en mal de reconnaissance littéraire ont vu dans le scénario du film une parabole sur les guerres d’Algérie, Viêt-Nam… C’est d’autant plus curieux que cette histoire est vraie bien que très et trop romancée. Cette lutte attisée par un blanc renégat, des Séminoles vaincus, ramenés de Floride, contre les indiens Kiowas est bien racontée par le vétéran George Sherman. D’aucuns également trouveront le film un peu fade alors qu’il est tout simplement riche en rebondissements. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais c’est un western plus qu’honorable. Maureen O’Hara est fidèle à sa légende d’irlandaise à la gâchette facile ; Jeff Chandler est d’une sobriété exemplaire tandis qu’on retrouve avec plaisir le cher John McIntire cette fois en militaire obstiné mais beau joueur tout de même. Un mot tout de même sur Suzan Ball, une grande oubliée du cinéma qui fut une jolie figure du cinéma hollywoodien des années 50 même si sa carrière fut trop courte et sa fin prématurée.
Une œuvre honorable, on peut toujours lui trouver une place dans sa cinémathèque, non ?
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Lawrence d'Arabie 
Pour moi ,c'est plus un film ,c'est un peu comme la Joconde au Louvre .C'est un monument du cinéma.Ce film restera ,je suis sûr pour longtemps un chef d'oeuvre pour des générations futures
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La Folle ingénue 
Problèmes de plomberie avant une soirée importante mais Cluny Brown arrive pour réparer les tuyaux bouchés de l'élégant Hilary Ames ( restrain the drain, restrain the pain ), inquiet de la réaction de l'honorable Betty Cream qui ne va pas partout. Tout cela sous le regard amusé d'un ennemi de Hitler, Adam Belinsky un brin désargenté mais qui conserve une grande liberté de ton même s'il se fait inviter chez des gens qui ne l'attendent pas vraiment. L'attitude de cet étranger en fuite actif dans la lutte anti nazie est celle d'un homme modeste qui ne s'estime pas supérieur à ceux moins visibles qui mènent le même combat. A nouveau, les quiproquos amoureux et surtout sexuels sont nombreux chez Ernst Lubitsch, en particulier dans ses films les plus réussis. Une comédie très drôle, à l'écoute de l'époque où elle a été tournée. Les personnages sont vivement encouragés à rester à leur place et à éviter de sortir de leur classe sociale, culturelle mais aussi sexuelle : une femme n'a pas le droit de s'autoriser certains comportements. La drôlerie repose beaucoup sur ces malentendus qui viennent de ces moments où les personnages n'écoutent pas leurs interlocuteurs mais aussi lorsque ces codes trop stricts ne sont pas respectés. Le plus souvent par celle qui est cette folle ingénue, Cluny, qui ne calcule pas son comportement et qui s'attire des réactions hostiles en conséquence. Elle ne cache pas qui elle est, et fait preuve d'une grande honnêteté. Jennifer Jones et Charles Boyer sont ces personnalités fortes qui s'affranchissent des contraintes sociales. Ils sont incapables de s'intégrer à cet entourage qui les empêche de s'épanouir. Leur rapprochement est inévitable et la façon dont l'histoire se termine est amenée de jolie façon, devant une devanture de librairie où comment une couverture de livre dit beaucoup de choses avec subtilité, amenée par la séquence précédente. Une comédie quasi parfaite, riche et complexe avec des personnages très attachants. Parmi les seconds rôles, on peut apprécier Helen Walker alias Betty Cream et Peter Lawford qui lui fait une cour sincère mais compliquée par les jeux d'apparences de celle qu'il rêve d'épouser. Ce jeune homme pourrait être fade mais il s'avère plus complexe, victime de son désir sexuel réprimé ( à peine effleuré certes, mais présent ) mais capable d'engagement courageux, dans sa volonté d'aider un homme en danger, plus qu'il n'est prêt à le reconnaître lui-même d'ailleurs. On peut craindre qu'ils deviendront aussi guindés que leurs aînés mais l'espoir reste permis ( au moins un petit peu ). Una O'Connor, la mère du pharmacien guindé, qui ne s'exprime que par borborygmes ou le duo fusionnel des domestiques M.Syrette et Mme Maile sont eux aussi assez savoureux. La façon dont le cinéaste né en Allemagne a su s'affranchir des codes moraux de l'époque est assez épatant pour être souligné. Hilarant et d'une grande humanité.
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The Ape 
The Ape (1940) n'est pas un chef d'oeuvre malgré la présence de Boris KARLOFF. Il dure un peu plus d'une heure.
En résumé : Le Dr Bernard Adrian a entrepris des recherches médicales afin de guérir une jeune femme de la polio. Il sait qu'il est prêt de toucher au but. Mais pour que son vaccin soit efficace, il lui faut se procurer du liquide rachidien d'un être humain. Pour cela, il n'hésitera pas à se transformer en assassin. Mais, dans le même temps, un singe monstrueux a réussi à s'échapper d'un zoo. La terreur ne tardera pas à envahir la ville…
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Embuscade 
Très bon western, beaucoup moins convenu qu’il ne paraît à première vue. Outre la recherche d’une femme prisonnière d’indiens révoltés, le film est aussi, bien avant l’heure, un film féministe. En effet, un soldat bat sa femme et cette dernière porte sur la joue la trace de la violence de son mari. En 1949, ce genre de détail était à peine effleuré dans le cinéma américain et à plus forte raison, dans un western.
Le héros, un guide expérimenté est appelé par le major Brevely pour retrouver sa nièce qui a été enlevée par Diabolito. Le guide se met en route après un marivaudage musclé et trouve finalement la prisonnière au cours d’une embuscade, puis abat son adversaire qu’il connaissait déjà. Ce qui est étonnant dans ce western, c’est la rigueur sèche de la mise en scène et les images, bien qu’en noir et blanc, sont absolument superbes. La direction d’acteurs est également rigoureuse : Robert Taylor d’une sobriété de jeu exemplaire incarne un guide sympathique mais rude. Il est d’ailleurs flanqué d’un John McIntire presque méconnaissable : barbe blanche hirsute, chevelure à la « Buffalo-Bill », veste à franges. Arlene Dahl est, comme tout au long de sa carrière, la femme dont le maquillage et la coiffure ainsi que l’expression ne bougeait pas d’un millimètre quelque soient les péripéties. Jean Hagen la femme maltraitée, John Hodiak, Don Taylor complètent avec bonheur la distribution.
Il est de bon ton depuis quelques décennies de décrier Sam Wood en faisant de lui un faiseur de navets. C’est d’une injustice totale à l’ égard de celui qui signa Un jour au cirque ; Kitty Foyle ; Au revoir, Mr Chips ; L’intrigante de Saratoga, Pour qui sonne la glas, Tragique décision et cet ultime film. Ce n’était pas un grand comme Walsh, Ford, Hathaway, King etc. mais un excellent technicien qui savait ce que mettre en scène voulait dire
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Hélène de Troie 
Voici une version que je connaissais pas sur la guerre de Troie (qui se trouve en Turquie, pour ceux qui l'ignoreraient...) et la Belle Hélène. Non, pas la poire, la très jolie Rossana PODESTA.
Ooh ! Que oui, j'aurais aimé être Paris !
Bien qu'un héros à lunette, c'était pas commun à l'époque ???
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Chuka, le redoutable 
A partir du milieu des années 1960, le buriné Rod Taylor (que tout le monde a vu dans Les oiseaux d'Alfred Hichcock, 1962) peine à trouver des rôles intéressants au cinéma, aussi peut-être est-ce la raison pour laquelle il produisit ce western (genre qu'il a finalement très peu exploré) qui restera son unique production.
Bien que coproduit et distribué par la Paramount, c'est donc un film indépendant, et cela se sent dans le scénario au nihilisme sensible, et ce dès le début montrant un officier recueillir le témoignage d'un indien dans les ruines d'un fort à moitié détruit, sur les circonstances justement de cette destruction. D'entrée, on devine une fin tragique, car le reste du film est un long flashback.
Ce western marque par ses personnages complexes et pour la plupart désespérés. La garnison du fort est constituée de militaires déchus, du simple soldat aux officiers les commandant : tous trainent des boulets comme la lâcheté, l'alcoolisme, la trahison, l'incompétence, le chantage sans parler de quelques traits de caractères inhabituels dans un western de l'époque comme la perversité sexuelle (un des officiers envoie ses hommes à la recherche de jeunes indiennes avec lesquelles on devine vite la nature des relations, d'autant qu'on comprend implicitement qu'une fois lassé, cet officier fait disparaitre la fille pour éviter les témoins gênant) voire l'homosexualité (la dévotion du sergent interprété par le costaud Ernest Borgnine pour son commandant dépasse la simple reconnaissance envers un homme qui vous a sauvé la vie). Le héros n'est pas en reste, véritable tueur aigri sans états d'âme apparents, individualiste forcené qui ne se résout à participer à la défense du fort que pour protéger un ancien amour (encore que si elle avait accepté de le suivre, il aurait quitté le fort sans attendre).
Les indiens, généralement chair à canon impersonnelle et sanguinaire, n'attaquent pas non plus le fort pour le plaisir de tuer du blanc, mais parce que poussés par la faim à cause de leur cantonnement dans des réserves sans gibier et livrés à la maladie, ils n'ont plus que cette solution pour espérer survivre encore un peu.
La réalisation est confiée au vétéran Gordon Douglas et c'est tant mieux, car il tire de son budget manifestement très serré un film efficace, signe une attaque du fort nocturne originale et impressionnante, ainsi que des moments forts comme la résolution du début de mutinerie, Chuka pointant son arme sur la tête d'une jeune fille quand un indien voit celle-ci ou la bagarre d'une rare brutalité entre Chuka / Taylor et le sergent / Borgnine. Le manque de moyens se voit à travers des scènes qui trahissent le tournage en studio, mais l'ambiance générale du film fait qu'on passe outre assez aisément, surtout vu l'âge du film.
Quant à la fin, elle défie tous les canons hollywoodiens de l'époque en termes de western.
Une perle du genre, méconnue, qui annonce l'esprit crépusculaire de la fin des années 1960 et des seventies, loin de la glorification de la cavalerie américaine chère à John Ford (et le fameux cycle qu'il lui a consacré).
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