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Tous les films Salles de cinéma
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La Folle ingénue 
Problèmes de plomberie avant une soirée importante mais Cluny Brown arrive pour réparer les tuyaux bouchés de l'élégant Hilary Ames ( restrain the drain, restrain the pain ), inquiet de la réaction de l'honorable Betty Cream qui ne va pas partout. Tout cela sous le regard amusé d'un ennemi de Hitler, Adam Belinsky un brin désargenté mais qui conserve une grande liberté de ton même s'il se fait inviter chez des gens qui ne l'attendent pas vraiment. L'attitude de cet étranger en fuite actif dans la lutte anti nazie est celle d'un homme modeste qui ne s'estime pas supérieur à ceux moins visibles qui mènent le même combat. A nouveau, les quiproquos amoureux et surtout sexuels sont nombreux chez Ernst Lubitsch, en particulier dans ses films les plus réussis. Une comédie très drôle, à l'écoute de l'époque où elle a été tournée. Les personnages sont vivement encouragés à rester à leur place et à éviter de sortir de leur classe sociale, culturelle mais aussi sexuelle : une femme n'a pas le droit de s'autoriser certains comportements. La drôlerie repose beaucoup sur ces malentendus qui viennent de ces moments où les personnages n'écoutent pas leurs interlocuteurs mais aussi lorsque ces codes trop stricts ne sont pas respectés. Le plus souvent par celle qui est cette folle ingénue, Cluny, qui ne calcule pas son comportement et qui s'attire des réactions hostiles en conséquence. Elle ne cache pas qui elle est, et fait preuve d'une grande honnêteté. Jennifer Jones et Charles Boyer sont c ...
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Une famille très moderne 
C’est un film à l’eau de rose américain, avec un sujet marrant mais assez futile. Bien sur il y a de bons gags et le scénario se tient mais je le classerais parmi tant d’autres films qui donnent une image idyllique de New York sans pour autant nous faire frémir de bonheur.
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600 Kilos d'or pur 
C’est un film assez plaisant à voir, le scénario se tient et les acteurs sont dans le ton. Il a fallu certainement des moyens pour parachever ce film. Dommage que le film annonce donne trop de détail et enlève une partie du suspense. Le film se laisse voir, on passe un moment plaisant, il y a une pointe d’émotion mais ce n’est pas le film de la semaine !
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Le Bruit des glaçons 
C’est une comédie dramatique assez déjantée de Bertrand Blier, on peut dire qu’elle est assez intéressante et qu’il fallait oser aborder le sujet de cette manière. Le scénario est bien emmené, assez surprenant, sans fioriture. La distribution a été bien étudiée, les acteurs bien entendu excellents. Si Albert Dupontel qui se spécialise dans les vilains méchants est égal à lui-même, Jean Dujardin par contre est surprenant, voila un rôle à sa mesure, on a même l’impression qu’il se JeanGabinise, qu’il se LinoVenturise voire même qu’il se Bourvilise. La musique est scientifiquement choisie et bien intégrée dans les scènes. C’est un film qui sort de l’ordinaire, la fin est amusante et dans l’esprit de l’histoire.
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La Rivière Tumen 
Un film politique fort qui évoque cette drôle de zone à la frontière des deux Corées et de la Chine. Une zone géographique éminemment dramatique. Le regard d'un petit garçon et des habitants de son village offre un regard complexe sur cette situation kafkaïenne. Une mise en scène aux cadres soignés, un regard généreux sur ses personnages, ce petit garçon et sa famille, un grand-père perdu face aux drames auxquels il fait difficilement face et sa soeur sourde et parfois muette. Un petit garçon venu de la Corée du Nord très voisine devient son ami mais leur amitié est mise à mal. Son destin est particulièrement tragique, tout comme celui de celle qui retrouve la voix face à la violence dont elle est victime. La mise en scène a des accents poétiques mais sans édulcorer l'arrière-fonds social et politique. Le rythme est lent mais sans ennui. Les actes de résistance sont présentés parfois avec légèreté mais les conséquences peuvent être graves et le sont parfois. La cruauté est latente, la peur est constante. Un regard sur l'enfance qui ne peut pas être léger. Un joli film, modeste.. Présenté avec succès au dernier Festival de Paris, il a obtenu le prix du jury, récompense méritée pour ce film fragile qui sort le 25 août et est vivement conseillé.
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Nathalie Granger 
FILM CONSTRUIT par Marguerite Duras autour de sa maison de Neaufles, Nathalie Granger est un film sur la violence aussi sur sa mère vu au travers les yeux de l’enfant qu’elle fut. Le film, la maison et l’enfant sont le réceptacle de toutes les violences du monde qu’ils ressentent fortement
sans pouvoir rien y changer.
Si l’histoire racontée est celle du regard d’Isabelle et de son amie sur Nathalie, il semble bien qu’au contraire le film cherche à nous faire éprouver comment Nathalie – Marguerite Duras se souvenant de son enfance – voit sa mère et la violence du monde.
Nathalie Granger est aussi un film sur le sentiment qu’il est impossible de changer le cours des choses quel que soit ce que l’on ressent pèse sur chacun des personnages.
L’amie tente de faire quelque chose pour la femme de ménage portugaise mais conclut son appel téléphonique inutile non par une révolte ou une colère mais par un laconique: « Rien à faire, rien, merci ». « On n’y peut rien » sera également la conclusion du démarcheur constatant qu’il y
a déjà une Vedette à tambour 008 dans la maison d’Isabelle Granger. Il n’est pas étonnant de savoir que Gus Van Sant, réalisateur d’Elephant, est un des fans absolu du film.
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Poetry 
Rare sont les films coréens qui parviennent jusqu’à nous. Ceux qui le font sont pour la plupart extrêmement beau et c’est le cas de celui-ci. Il mérite d’entrer dans les annales du cinéma tant la situation complexe qu’il décrit dans cette histoire est analysée avec intelligence et sensibilité, on peut ajouter qu’il est magnifiquement interprété et que les images sont belles et vraies. Mija apprend suite à une visite médicale qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer, en parallèle elle découvre la poésie et le désir intense de composer un poème. Bien entendu cette nouvelle passion va la rendre plus sensible aux choses qui l’entourent et à la beauté des mille petits riens qui font notre quotidien. D’un autre coté elle apprend qu’une jeune fille s’est suicidé après avoir été la victime de sévices de la part de jeunes collégiens. Le petit fils qu’elle élève fait partie du lot, elle est sollicité par les parents des autres tortionnaires qui n’ont qu’une seule envie, étouffer l’affaire en proposant une somme d’argent à la mère de la jeune suicidée, tant il est vrai que si le crime est impardonnable, il ne peut l’être vraiment s’agissant de sa propre progéniture. D’un autre coté elle se rend compte que son propre petit fils n’est pas étouffé par les remords. Le poème qu’elle se faisait un monde de composer sera consacré à la jeune fille disparue et lui donner les dernières paroles que le désespoir l’a empêché de prononcer à l’instant suprême.
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Lost Persons Area 
L’horizon à perte de vue. À peine obstrué par des pylônes électriques et une poignée de mobile-homes. Le paysage sur lequel s’ouvre Lost Persons Area impose déjà la marque d’un regard fort. Celui de Caroline Strubbe sur une humanité, toute entière incluse dans un panel de personnages. Marcus, chef de chantier de lignes à haute tension. Bettina, sa femme, Tessa sa petite fille, Sobolz, un ingénieur hongrois et une poignée d’autres employés. Leur quotidien dans cette plaine quasi-desertique est routinier mais traversé ici et là de quelques courts-circuits : Sobolz, ne serait-il pas secrètement amoureux de l’épouse de son meilleur ami ? Que veut se prouver Bettina à être la seule femme dans un environnement masculin ? L’esprit rêveur et vagabond de Tessa, gamine hypersensitive, sa manie de vouloir organiser, ranger les choses, sont-ils les premiers symptômes d’une forme d’autisme ? L’accident qui va éloigner Marcus va faire l’effet d’un électrochoc, forçant les trois autres à apprendre le sens des responsabilités. Strubbe ne cherche jamais à guider ses personnages dans leurs apprentissages respectifs, juste à veiller, à ce qu’ils ne se perdent pas dans les méandres de la vie. Mieux que de trouver leur place, elle leur offre la possibilité d’un recours à un libre arbitre. Qui leur permettra peut-être de surmonter un point commun : cette peur bleue du rejet, que l’on soit femme hésitant entre le rôle d’amante ou de maman, étranger exilé loin de chez soi, ou enfant décryptant avec ...
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